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Paramount s'approche de warner bros. discovery : l'arabie saoudite pourrait financer l'acquisition

Après un revirement inattendu de la part de Netflix, Paramount semble sur le point de finaliser l'acquisition de Warner Bros. Discovery. Mais une question subsiste : qui alimentera financièrement cette prise de contrôle ? La réponse pourrait bien venir des fonds souverains du Moyen-Orient.

Un financement géant en vue ?

Un financement géant en vue ?

Il y a quelques mois, Paramount, menée par Larry et David Ellison, annonçait avoir décroché des mécènes de premier plan pour son projet d'acquisition. Trois pays du Moyen-Orient s'étaient engagés à injecter 24 milliards de dollars. Ces fonds, dont l'Arabie Saoudite (12 milliards), Abu Dhabi et le Qatar (7 milliards chacun), n'auraient pas demandé de places au conseil d'administration ni de droits de vote.

Les documents gouvernementaux et une conférence avec les investisseurs lundi ont confirmé la promesse de 47 milliards de dollars de la part d'Ellison et RedBird Capital Partners pour financer les 81 milliards de dollars que Paramount doit débourser. Le reste du financement serait couvert par des dettes.

Cependant, Paramount reste évasive sur la part exacte que les fonds souverains contribueront, ni sur l'identité des autres investisseurs. Le groupe souligne un accord de fusion qui lui permet de vendre une partie de son engagement de capital de 47 milliards de dollars, sans toutefois dévoiler qui sont ces investisseurs potentiels.

L'idée que des nations du Moyen-Orient puissent détenir une part significative d'un conglomérat médiatique américain aussi puissant – avec ses chaînes d'information, ses plateformes de streaming et ses studios de cinéma – ne semble pas susciter d'inquiétude majeure pour l'instant. Les fonds souverains sont de plus en plus présents dans les grandes entreprises américaines : le fonds MGX d'Abu Dhabi est désormais le principal actionnaire d'Electronic Arts. Donald Trump a d'ailleurs fait de l'investissement au Moyen-Orient un pilier de sa politique étrangère.

L'Arabie Saoudite, notamment, a une réputation sulfureuse, notamment suite à l'assassinat du journaliste du Washington Post en 2018. Cette affaire pourrait expliquer le silence de Paramount sur la question des investissements étrangers. La société avait d'ailleurs démenti une rumeur concernant des fonds du Golfe.

Ces investissements ne sont pas nouveaux. Des acteurs comme la sénatrice Elizabeth Warren ont exprimé des préoccupations, mais le flot de capitaux du Moyen-Orient continue d'alimenter les grandes entreprises américaines. La question de la souveraineté et de l'influence est désormais au cœur de ces transactions.

La cifra parle d'elle-même : l’Arabie Saoudite deviendra le principal actionnaire d'Electronic Arts. Cette nouvelle acquisition pourrait redéfinir les rapports de force dans l'industrie du divertissement, et la place de l'Amérique dans le monde.

Le déséquilibre des pouvoirs s’accentue. Les enjeux financiers sont colossaux, mais les enjeux géopolitiques sont tout aussi importants.

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