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Anthropic : une ruée frénétique pour des actions, un milliard de valorisations en jeu

Storm Duncan, un milliardaire technophile, s’offre une audacieuse opération : vendre sa propriété de rêve en Californie pour acquérir des actions de la startup Anthropic. Une stratégie désespérée, selon certains, une opportunité salvatrice pour d’autres.

La course aux parts d’anthropic s’emballe

La spéculation autour des actions d’Anthropic atteint des sommets vertigineux. Le fondateur de l’entreprise, Storm Duncan, a mis en vente sa propriété de 13 acres à Mill Valley, un écrin de verdure surplombant San Francisco, pour 4,8 millions de dollars. L’objectif ? Acquérir des actions de la jeune pousse qui, selon les estimations, pourrait valoir un billon de dollars. Une valorisation qui s’est vue propulsée par l’engouement autour de son assistant de codage IA, Claude Code.

Duncan, habitué à vivre entre Jackson Hole et Miami, justifie cette démarche par le fait qu’il souhaite offrir aux employés d’Anthropic une chance de s’enrichir en anticipant le potentiel de l’entreprise. L’offre, bien que séduisante, se pose dans un contexte de marché tendu, où les transactions secondaires sont de plus en plus opaques et sujettes à des frais élevés.

Une stratégie inhabituelle face à openai

Une stratégie inhabituelle face à openai

La frénésie pour les actions d’Anthropic est alimentée par la comparaison avec OpenAI et ChatGPT. La startup de San Francisco se positionne comme un challenger sérieux, capable de rivaliser – voire de dépasser – sa concurrente. Duncan souligne que l’entreprise est sur le point de tripler sa production et de réduire ses coûts de 50 % grâce à la mise en œuvre de Claude Code. Une perspective alléchante pour les investisseurs.

Mais certains experts dénoncent une bulle spéculative. « Il y a un certain nombre de personnes vivant dans des appartements d’une chambre à San Francisco, gagnant 400 000 dollars par an et possédant un patrimoine de 100 millions de dollars », explique Duncan. « Mais elles n’y ont pas accès, car leurs actions sont si illiquides. » Cela crée une demande insatiable, qui pousse les vendeurs à proposer des conditions avantageuses, mais potentiellement risquées.

Des pratiques ancestrales, une nouvelle forme

Des pratiques ancestrales, une nouvelle forme

Cette démarche rappelle des pratiques similaires observées dans l’effervescence des « puntocom » au début des années 2000, lorsque des artistes comme David Choe choisissaient des actions de Facebook plutôt que des espèces. Une décision qui lui a permis de réaliser un profit estimé à 200 millions de dollars à la bourse. Aujourd’hui, des promoteurs immobiliers proposaient même des actions aux startups en échange de loyer, une pratique qui est désormais moins courante.

Duncan, qui détient déjà des parts d'Anthropic, estime que cette stratégie lui permettra de doubler son investissement. « Anthropic ne prend pas le temps de communiquer avec des gens comme moi », affirme-t-il. « Ils recherchent des investisseurs capables de verser des millions de dollars en un seul chèque. » L’avenir dira si cette ruée vers les actions d’Anthropic est le signe d’une nouvelle ère ou d’un simple pic de spéculation.