Cobol : le langage oublié qui protège toujours nos banques
COBOL, le langage informatique qui a survécu à des décennies de prédictions de sa mort, continue de faire vivre le système bancaire mondial. Une réalité étonnante, loin des langages les plus à la mode comme Python ou Java.
Un héritage numérique inattendu
Né en 1959, fruit d’une initiative du Département de la Défense américain, COBOL a été conçu pour faciliter la communication entre les ordinateurs. Sa syntaxe, proche de l’anglais, lui a permis de séduire les développeurs. Mais rapidement, sa complexité et son manque d’adaptabilité ont conduit de nombreuses entreprises à le jeter aux oubliés. Pourtant, il persiste, et pour cause : plus de 40 % des systèmes bancaires en ligne s’appuient encore sur lui, gérant virtuellement l’intégralité des transactions par carte bancaire.
Selon une étude de l’International Journal of Advanced Research in Science, Communication and Technology, COBOL est également impliqué dans environ 80 % des paiements par carte bancaire hors ligne. Un chiffre qui témoigne de son importance, bien que souvent sous-estimée.

L’intelligence artificielle redonne une chance à cobol
Dans les années 50, les ordinateurs occupaient des pièces entières. La nécessité de traduire des programmes dans des langages spécifiques à chaque machine engendrait des délais et des coûts considérables. COBOL est apparu comme une solution, un langage universel, championed par Grace Murray Hopper. Dans les années 70, son succès a été fulgurant, le propulsant au rang de langage le plus utilisé. Aujourd’hui, il est éclipsé par des langages plus récents, mais son rôle de pilier des systèmes hérités reste vital.
Anthropic, par exemple, a développé Claude Code, une intelligence artificielle capable d'analyser des bases de code COBOL massives. Cette avancée pourrait permettre à IBM, principal acteur de son maintien, et à de nombreux développeurs de redécouvrir – et de moderniser – ce langage essentiel. Il est clair que COBOL, loin d’être obsolète, se réinvente, grâce à l’intelligence artificielle, pour assurer la pérennité des services financiers.
Face à une obsolescence programmée, COBOL s’avère être un exemple saisissant de résilience. Il semble bien qu’il franchisse le centenaire, preuve que le passé numérique peut avoir encore bien des surprises. Un langage qui continue de coder notre avenir financier.