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Crise énergétique : birol alerte sur une situation sans précédent

La crise énergétique, exacerbée par le conflit au Moyen-Orient, atteint des niveaux alarmants. Le directeur de l'Agence Internationale de l'Énergie (AIE), Fatih Birol, a dressé un tableau sombre, comparant la perte de 11 millions de barils par jour à celle des crises pétrolières des années 1970 – une situation plus grave que l'addition des deux crises précédentes.

Les infrastructures du moyen-orient, cible des tensions

Les infrastructures du moyen-orient, cible des tensions

Les dommages infligés à 40 infrastructures énergétiques dans neuf pays du Moyen-Orient, suite à l'offensive américano-israélienne contre l'Iran le 28 février, ne sont qu'une facette de cette crise. Le blocage du détroit d'Ormuz, voie maritime essentielle pour 20% du pétrole et du GNL mondial, en est une autre. Cette perturbation alimente une flambée des prix du pétrole, du gaz et du carburant, avec des répercussions sur les secteurs de l'alimentation, de l'industrie, de la santé et des technologies.

Le prix du baril de Brent a grimpé de 2% ce lundi, atteignant 109 dollars, loin des 72 dollars enregistrés avant le conflit. Cette hausse inquiète particulièrement Fatih Birol, qui insiste sur la nécessité d'un effort global de coopération entre les grandes puissances : Chine, États-Unis, pays du Moyen-Orient, Australie et Europe. Il souligne que personne ne pourra échapper aux conséquences de cette crise si la situation persiste.

La cifra parle d'elle-même : la disruption du détroit d'Ormuz représente un défi majeur pour la stabilité économique mondiale. La réponse ne réside pas dans des solutions ponctuelles, mais dans une coordination internationale sans précédent. Le temps presse.