L'ia dévore le monde ? l'hubris technologique atteint ses limites
L'optimisme démesuré des dirigeants technologiques face à l'intelligence artificielle s'intensifie, mais cette confiance semble déconnectée des réalités économiques et sociales. Des promesses grandioses sur un futur post-travail, une conscience collective ou même la colonisation de Mars se multiplient, mais la facture énergétique de ces ambitions reste largement ignorée.
nL'hubris des promesses technologiques
nDepuis Steve Jobs, les entrepreneurs tech ont cultivé l'art de vendre l'avenir. Ils présentent leurs produits comme des catalyseurs de transformation mondiale, souvent avec des affirmations aussi audacieuses que floues. L'ère des financements massifs et de la viralité amplifie cette tendance, incitant les dirigeants à faire des prédictions extravagantes.
nSam Altman, PDG d'OpenAI, en est un exemple frappant. Face aux critiques concernant la consommation énergétique de l'entraînement des modèles d'IA, il a répondu ironiquement que l'intelligence humaine elle-même exige un investissement considérable en ressources – vingt ans de vie et une alimentation conséquente. Une comparaison qui a suscité l'indignation, rappelant la réduction des êtres humains à de simples machines de production.
n
La financiarisation de l'imaginaire
nLa logique de la