Meta se désengage du métavers, 700 emplois sacrifiés
Meta a annoncé hier des licenciements massifs chez Facebook et Reality Labs, affectant environ 700 employés. Cette décision marque une volte-face stratégique majeure, confirmant un recentrage sur l'intelligence artificielle au détriment du métavers, projet sur lequel l'entreprise avait massivement investi.

Le métavers, un rêve brisé ?
La nouvelle n'est pas une surprise pour certains observateurs. Depuis plusieurs mois, Meta restructure ses équipes, privilégiant l'automatisation et les compétences en IA. En mars dernier, Reality Labs avait déjà annoncé le licenciement de 1 500 personnes, représentant 10 % de ses effectifs. Mais cette vague de départs s'étend désormais à d'autres divisions, y compris Facebook, les opérations globales, le recrutement et la réalité virtuelle.
CNBC rapporte que les employés concernés reçoivent des offres de réaffectation interne, parfois avec des demandes de mobilité géographique. Une démarche qui, malgré les assurances de l'entreprise, laisse un sentiment d'incertitude. « Nous restructurons régulièrement nos équipes pour optimiser leur positionnement et leur capacité à atteindre nos objectifs », a déclaré un porte-parole de Meta.
Horizon Worlds, la plateforme de métavers de Meta, est la première victime de ce repositionnement. La diffusion de l'application via Meta Quest Store sera interrompue le 31 mars, et le service sera définitivement arrêté le 15 juin. Ce retrait représente un échec financier colossal : 80 milliards de dollars de pertes opérationnelles depuis le lancement en 2020.
Le changement de cap vers l'intelligence artificielle est clairement affiché. Mark Zuckerberg lui-même travaille sur un agent d'IA personnalisé, un pas audacieux qui illustre l'engagement de Meta dans ce domaine. Mais la concurrence est féroce. OpenAI, Anthropicet Google sont autant de géants qui se disputent la suprématie de l'IA. La question demeure : Meta saura-t-elle s'imposer dans cette nouvelle bataille technologique ?
Le métavers, promesse d'un futur immersif, s'éloigne. L'intelligence artificielle, moteur de transformation, prend le relais. Un choix risqué, peut-être, mais une nécessité, selon Meta. La décision de Mark Zuckerberg est une démonstration de la rapidité avec laquelle les ambitions technologiques peuvent basculer, et des conséquences humaines de ces changements.