Pénurie de ram : une crise inédite frappe les consommateurs australiens
La crise de la mémoire RAM, exacerbée par une vague de bots d'achat, plonge les utilisateurs dans un tourbillon de déconvenues. Un consommateur australien, Goran, est devenu l'exemple parfait de cette spirale infernale, illustrant une pratique douteuse de la part de la chaîne de magasins Umart.

Un défaut de fabrication, un remplacement refusé, une ram disparue ?
Goran avait acquis 32 Go de mémoire DDR5-5600 chez Umart pour 95 euros. Quelques semaines plus tard, la RAM commençait à présenter des erreurs. Le produit était encore sous garantie. Au lieu d'un simple remplacement, la chaîne de magasins australienne a refusé de respecter la garantie. Et ce n'est pas tout : Goran n’a pas non plus reçu le retour de sa RAM défectueuse.
La loi australienne est claire : en cas de défaut de fabrication, le client a droit au remplacement ou au remboursement. Le choix lui appartient. Si le magasin ne peut fournir un remplacement, il doit contacter le fabricant. Or, Umart, bien que disposant de stocks, a préféré lui rembourser la somme initiale de 95 euros. Problème : le prix de cette mémoire a aujourd'hui quadruplé, atteignant entre 368 et 450 euros. Un remboursement ne lui permet pas de récupérer le produit, et le prix actuel le contraint à un investissement bien plus conséquent.
Le cœur du problème réside dans la gestion de la garantie par les magasins en Australie. Souvent, ils semblent privilégier un gain financier immédiat, au détriment de la satisfaction client. La situation s’aggrave avec l’omniprésence des bots d’achat. Selon Hardware Unboxed, 6 clients sur 7 qui ont tenté d’acheter cette même mémoire ont été interceptés par ces programmes automatisés.
Goran, pour conserver sa RAM, a envoyé le modèle défectueux à Corsair, le fabricant. Il a été surpris d’apprendre qu’Umart avait simplement émis un crédit au lieu d'un remplacement. Que valait ce crédit ? Le prix d'il y a un an, ou le prix actuel ? Après des semaines d'attente, Corsair n'a pas répondu. L’histoire a éclaté au grand jour grâce au canal YouTube Hardware Unboxed, qui a mis en lumière d'autres cas similaires. L'accusation ? Umart renverrait la RAM défectueuse au fabricant, puis remboursait le client au prix initial, tout en revendant la mémoire neuve à profit.
Les soupçons sont forts. Si Umart agit de cette manière, il s’expose à de graves conséquences légales. Corsair affirme enquêter sur ces allégations, mais le silence de la chaîne de magasins est assourdissant. La crise de la RAM ne fait que s’intensifier, et avec elle, les pratiques douteuses des acteurs du marché. Un consommateur se retrouve piégé, entre un défaut de fabrication et des manœuvres commerciales obscures. L'affaire soulève la question de la transparence et de la responsabilité des revendeurs face à une pénurie qui profite à certains au détriment des autres.
La mémoire RAM, autrefois un composant discret, est devenue un enjeu majeur de la guerre des composants. Et pour les consommateurs, la facture risque d'être salée.