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Powell sur le qui-vive : la fed face à la tempête iranienne et à l'ombre de trump

Jerome Powell se retirará le 29 avril, comme prévu, lors de sa conférence annuelle avec les analystes et la presse. Mais le contexte est radicalement différent de celui de ses prédécesseurs. La menace d'une escalade géopolitique, conjuguée à la possible arrivée de Kevin Warsh à la Fed, plonge la banque centrale américaine dans une incertitude sans précédent.

Un charnier de présidents de la fed

L'histoire de la Réserve fédérale est jalonnée de figures controversées. Roy Young, avec ses manœuvres désastreuses en fin d'années folles, et Marriner Eccles, confronté à la Grande Dépression, incarnent les risques qui guettent toujours ce poste. Paul Volcker, malgré ses succès dans la lutte contre l'inflation, a laissé derrière lui des séquelles économiques douloureuses.

La guerre iranienne, un catalyseur de chaos

La guerre iranienne, un catalyseur de chaos

L'effondrement imminent du plan nucléaire iranien, exacerbé par la crise actuelle, constitue un véritable test pour la Fed. Les prix du pétrole montent en flèche, alimentant l'inflation déjà élevée et remettant en question les prévisions de croissance. Une situation explosive qui pourrait forcer Powell à réagir avec une fermeté inattendue.

Warsh, un changement de cap ?

Warsh, un changement de cap ?

L'arrivée de Kevin Warsh, partisan d'une approche plus prudente et d’une réduction du bilan de la Fed, annonce un tournant significatif. Selon Eiko Sievert de Scope Ratings, ce changement pourrait s'accompagner d'une diminution de la surveillance et d'un retour à une plus grande dérégulation. Un scénario qui ferait craindre une déstabilisation des marchés.

Powell, un mandat marqué par les crises

Powell, un mandat marqué par les crises

Jerome Powell a géré une succession de crises inédites : la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, et désormais, le conflit en Iran. Il a agi avec une rapidité et une audace sans précédent, injectant des liquidités massives et baissant les taux d'intérêt à un rythme fulgurant. Mais cette action s'est heurtée à la résistance de certains sénateurs, menaçant son propre poste.

La fed, entre indépendance et pression politique

La fed, entre indépendance et pression politique

La Fed reste une institution relativement stable, malgré les pressions exercées par le pouvoir exécutif. Mais la situation actuelle, avec un président américain hostile et une inflation persistante, met à l'épreuve son indépendance. La vraie épreuve viendra en juin, lorsque la Fed devra décider si elle peut encore baisser les taux d'intérêt en toute sérénité. La crise iranienne pourrait bien précipiter le dénouement.