Spacex mise sur l'ia de cursor : une acquisition de 60 milliards $ qui pourrait bouleverser le codage
SpaceX, l'empire spatial d'Elon Musk, vient de jouer un coup d'échecs audacieux dans la course à l'intelligence artificielle. L'entreprise a annoncé un accord pour acquérir Cursor, une startup prometteuse spécialisée dans la programmation assistée par IA, pour la somme astronomique de 60 milliards de dollars, ou 10 milliards de dollars en cas de désistement. Un pari colossal qui place SpaceX, déjà propriétaire de Grok, directement sur le devant de la scène de l'IA appliquée au code, en défiant des géants comme Anthropic (Claude Code) et OpenAI (Codex).

Un accès privilégié à la puissance de calcul de colossus
L'accord ne se limite pas à une simple acquisition. Cursor aura également accès à Colossus, le superordinateur de SpaceX doté d'une puissance de calcul phénoménale : 200 000 GPUs Nvidia. Un atout majeur pour l'entraînement de ses modèles d'IA, comme l'a souligné Michael Truell, PDG de Cursor, qualifiant l'alliance de « étape importante dans notre quête pour construire l'environnement de programmation par IA le plus performant ». Le timing est plus qu'intéressant, alors que SpaceX se prépare à une potentielle introduction en bourse, une opération qui pourrait être facilitée par l'attrait de cette acquisition stratégique.
Cursor n'est pas un nouveau venu. Fondée par quatre étudiants du MIT, Truell lui-même, Sualeh Asif, Arvid Lunnemark et Aman Sanger, la startup a rapidement gagné en notoriété grâce à une approche radicalement différente de l'assistance à la programmation. Oubliez Copilot, la solution de Microsoft : Cursor ambitionne de transformer la programmation en une véritable collaboration avec l'IA, plutôt qu'une simple édition de code assistée. « Le plafond était là, mais l'expérience n'évoluait pas », explique Asif, illustrant le désir de Cursor de repenser fondamentalement le processus de développement.
Les investisseurs étaient déjà conquis : Cursor a levé des fonds auprès de noms prestigieux comme OpenAI (via son fonds de startups), Andreessen Horowitz, Thrive Capital, Stripe et même Google, atteignant une valorisation de 29,3 milliards de dollars lors d'un tour de table de 2,3 milliards de dollars en 2025. Parmi ses clients, on retrouve des entreprises de premier plan comme Stripe, Coinbase, Discord, Salesforce et même Neuralink, signe de la confiance que place l'industrie dans cette technologie.
Mais la route n'a pas été sans embûches. Le lancement de Claude Opus 4.6 d'Anthropic en février a provoqué un exode de développeurs de Cursor vers Claude Code, certains, comme l'investisseur Chamath Palihapitiya, estimant que Cursor était devenu « trop cher ». La pression a poussé Cursor à lancer Cursor 3, une version permettant la création d'agents d'IA autonomes capables d'accomplir des tâches complexes. L'acquisition par SpaceX, et l'accès à Colossus, pourraient bien être la réponse à ce défi.
L'histoire de cette alliance s'écrit depuis quelques temps. Des rumeurs faisaient état de discussions entre xAI et Cursor concernant l'utilisation de la puissance de calcul de SpaceX pour l'entraînement de Composer 2.5. L'embauche récente de deux anciens dirigeants de Cursor par xAI, Andrew Milich et Jason Ginsburg, ne faisait qu'amplifier ces spéculations. L'acquisition de xAI en février et la récente soumission confidentielle d'une demande d'introduction en bourse par SpaceX témoignent d'une stratégie audacieuse d'Elon Musk : dominer non seulement l'espace, mais aussi le futur du codage. Le pari est immense, l'enjeu crucial : celui de l'avenir même de la création logicielle.