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Windows 11 : le secret des agences de cybersécurité dévoilé

Un hacker, Peter Stokes, lié au groupe de cybercriminalité Scattered Spider, a été arrêté en Finlande, grâce à une combinaison explosive de données de Microsoft et d’un identifiant unique de périphérique (GDID).

Microsoft, au cœur du mystère : la télémétrie et la traque des appareils

L’affaire, qui s’est déroulée sur plusieurs fronts – Estonia, New York, Thaïlande – révèle un aspect sombre de la surveillance des appareils par les géants de la technologie. L’enquête menée par le FBI, avec l’aide précieuse de Microsoft, a mis en lumière l'utilisation du GDID, un identifiant unique attribué à chaque Windows 11, comme clé de voûte pour démanteler le réseau de bots NetNut et identifier les acteurs malveillants.

Le GDID, un outil de surveillance discrètement implanté. Microsoft justifie cette collecte de données par l’amélioration de la stabilité du système, la détection de bugs et le renforcement de la sécurité. Mais les utilisateurs, et désormais les autorités, se demandent jusqu’où cette collecte peut aller. L’affaire Stokes est un rappel brutal que la promesse d’une confidentialité en ligne, via des VPN, n’est pas toujours tenable.

La vpn, un écran de fumée ?

La vpn, un écran de fumée ?

L’arrestation de Stokes, utilisant une VPN pour masquer son identité, illustre parfaitement les limites de cette protection. Les autorités ont pu le retracer grâce aux données de télémétrie fournies par Microsoft, qui ont permis d’établir un lien direct entre son équipement et ses activités illégales. Il est frappant de constater que les équipes de sécurité de Google et Apple ont également contribué à cette identification, grâce à leurs propres systèmes de surveillance.

Le cas de LG, Dell et Alienware. L’enquête a également révélé que certains fabricants de matériel informatique, comme LG, Dell et Alienware, installaient des logiciels préinstallés (bloatware) sur leurs produits via leurs moniteurs, rendant la désinstallation difficile et augmentant la surface d'attaque. Ce n'est qu'une des illustrations d'une logique de contrôle omniprésente, où la sécurité est souvent au service d'une surveillance accrue.

La complexité de la menace est palpable : des tentatives de phishing sophistiquées visant des entreprises pour des pertes financières de l’ordre de 8 millions de dollars. L’affaire Stokes, loin d’être un cas isolé, souligne la nécessité d’une vigilance accrue, non seulement de la part des utilisateurs, mais aussi des régulateurs. La bataille pour la protection de la vie privée dans l’ère numérique est loin d’être gagnée.